Fotofobia

Fotofobia

Charlotte EL Moussaed

20/03 – 13/06/2026

Le travail de Charlotte EL Moussaed, artiste française, chilienne et marocaine, se déploie sous forme de photographies, de films, d’éditions ou de pièces sonores. Il s’appuie sur des éléments autobiographiques pour aborder des sujets liés aux récits et à la présence des corps, au langage ou aux manières de faire communauté.

L’exposition Fotofobia s’inscrit dans la continuité de ces réflexions en se focalisant sur le phénomène particulier de la migraine. En résidence pendant un an avec le centre d'art, Charlotte EL Moussaed s’est entretenue avec différentes personnes issues de la société civile, du secteur de la santé, ou du monde de l'art. Paroles collectées, représentations populaires de la migraine, gestes de soins, ou encore photographies plus intimes, les registres d’images et d’écritures se mêlent. Les œuvres tentent de donner forme à des vécus et de leur trouver un refuge. S’il s’agit de faire exister des expériences invisibles ou mal comprises, il est aussi question d’écoute, de remèdes et d’humour.

Avec la participation d’Anaïs, Ciel, Claire, Dalal, Flavie, Francisco, Lauriane, Lucas, Neil, Samantha, Soumeya, Yasmine et les textes de Virginie Bobin..

Fotofobia est le fruit d'une résidence de recherche et de production soutenue par le Ministère de la Culture via le dispositif Capsule en appui aux résidences photographiques.

Charlotte EL Moussaed Guerra, étudie le portrait à travers la photographie, le film et l’édition. Diplômée des Beaux-Arts de Paris et de l’École documentaire de Lussas, elle mène une recherche autour de la mémoire et du langage, en travaillant les récits fragmentés et la présence des corps. Dans son travail, l’intime apparaît à travers des propriétés plastiques – corps, paroles, gestes, habits, intérieurs – pour donner forme à des vécus, des traces laissées par des expériences partagées. Comme elle aime à répéter, « les images peuvent être très bavardes ». Si elle ne fait pas de préférences entre images mises en scène et images documentaires, elle insiste sur l’importance de « tracer des écarts entre pensée et image ». Comme une traduction fidèle, avec ce qu’elle comporte de perte et de transformation. Son film Comme notre langue s’écrit au sol (2020) a été présenté dans plusieurs festivals, et son travail a été exposé en France et en Chine. Parallèlement à son travail artistique, elle enseigne la photographie à l’École supérieure d’art Pays Basque et mène des ateliers avec différents publics.

Dossier pédagogique